Equipe :
Christian Pinset : Directeur de Recherche (CECS)
Anne-Laure Jaskowiak: Ingénieur associé (CECS)
Emmanuelle Massourides : Ingénieur associé (CECS)
Exploration du potentiel des cellules souches pluripotentes humaines et canines pour l’étude et le traitement des maladies musculaires
Les maladies musculaires qu’elles soient génétiques, acquises, généralisées, localisées aigues ou chroniques sont des pathologies pour lesquelles les possibilités thérapeutiques sont actuellement très limitées et généralement symptomatiques (kinésithérapie, toxine botulinique, agents myorelaxants, antinflamatoires). Les déficits des fonctions musculaires sont à l’origine de nombreuses pathologies : insuffisance respiratoire, trouble de la motilité et de la locomotion, trouble de la continence urinaire et anale…
Indépendamment du type de pathologie musculaire, la production de cytokines et la mobilisation des cellules situées dans le tissu musculaire participent à la restauration de la fonction musculaire. Ces cellules sont à l’origine du maintien de la fonction musculaire (homéostasie), de l’hypertrophie musculaire et de la réparation musculaire.
Les objectifs de l’équipe Maladies Musculaires sont d’explorer le potentiel des cellules dérivées de cellules pluripotentes (cellules souches embryonnaires hES et cellules pluripotentes induites iPS) pour le traitement des maladies musculaires. Ces cellules vont permettre de construire des modèles musculaires ex vivo et de comprendre certain des mécanismes des pathologies musculaires. Ces modèles sont développés à la fois chez l’homme et le chien. En effet, les pathologies musculaires observées chez le chien en particulier celle associée aux altérations du gène de la dystrophine sont très semblable à celle observée chez l’homme. De plus, le chien est un excellent modèle pré clinique pour les maladies musculaires.
La reprogrammation expérimentale des cellules somatiques en cellules iPS (induced pluripotent cells) présentant les caractéristiques essentielles des cellules souches embryonnaires (ES) (capacités d’auto renouvellement et de différenciation vers les différents types cellulaires) est notre outil principal. Cette reprogrammation est effectuée sur des cellules somatiques normales ou présentant des altérations génétiques associées aux pathologies musculaires. Une approche combinatoire automatisée va permettre de définir les voies de différenciation pour l’obtention de cellules musculaires progénitrices dérivées des cellules pluripotentes. Ces outils cellulaires vont permettre d’explorer des stratégies de corrections géniques, de thérapie cellulaire et d’identifier des molécules potentiellement thérapeutiques en utilisant des approches de crible à haut débit (HTS).