Equipe :
Cécile Martinat : Chargée de recherche CR1 INSERM
Antoine Marteyn : Doctorant
Camille Lecuyer : Technicienne de recherche qualifiée (CECS)
Morgane Gauthier : Doctorante
Florence Guillot : Post-doctorante
Notre équipe a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de maladies affectant le motoneurone en utilisant des lignées de cellules souches pluripotentes humaines portant des mutations causales associées à ces pathologies.
Notre groupe se focalise dans un premier temps sur la myotonie de Steinert en utilisant des lignées de cellules hES issues d'un diagnostique pré-implantatoire et porteuses de la mutation causale, à savoir une répétition de triplets CTG dans la région 3' non codante du gène DMPK.
Cette recherche, parfaitement originale, doit nous permettre de mieux comprendre les mécanismes de la maladie. En particulier, nous nous intéressons aux mécanismes impliqués dans le syndrome myotonique de la maladie, le retard de la décontraction musculaire après stimulation par le motoneurone. Ce projet consiste à reconstruire l'axe neuro-musculaire ex vivo à partir des cellules ES humaines ce qui devrait nous permettre, à terme, d'identifier des protéines thérapeutiques candidates et de commencer de les tester ex vivo.
La première phase du travail a consisté à définir les protocoles de différenciation, et nous y sommes parvenus en ce qui concerne les motoneurones. Dans ce cas, il ne s'agit toutefois pas d'obtenir des populations cellulaires homogènes mais un enrichissement important des populations cellulaires en culture dans le type de cellules voulu.
Nous sommes actuellement en train de vérifier la capacité des motoneurones obtenus à partir des cellules ES à former des contacts avec des fibres musculaires, en réalisant des co-cultures (image ci-dessous) avec des myotubes.