Equipe
Brigitte Onteniente : Directeur de Recherche DR2 (INSERM)
Michel Cailleret : Ingénieur d'Etudes (INSERM)
Valérie Itier : Maître de Conférences (Université Paris 12)
Mickaël Lhuilier : Assistant Ingénieur
Jerôme Polentes : Chercheur associé (CECS)
Christine Seminatore : PhD
Marion Brénot : Technicienne de recherche qualifiée (CECS)
Les lésions cérébrales ischémiques résultent d'accidents vasculaires principalement d'origine thromboembolique et liés à des désordres polygéniques. Des lésions neuro-vasculaires s’observent également dans un certain nombre de pathologies monogéniques responsables d’atteintes des petites et grandes artères, dont le CADASIL (cerebral autosomic dominant artheriopathy with small cortical infarcts and leukoencephalopathy), le CARASIL (cerebral autosomal recessive arteriosclerosis with subcortical infarcts and leukoencephalopathy), l’endothéliopathie héréditaire avec rétinopathie, néphropathie et lésions ischémiques cérébrales, la maladie de Fabry, le pseudoxanthoma elasticum, la neurofibromatose de type 1, la forme familiale du MoyaMoya, le syndrome Ehlers-Danlos de type IV, le syndrome de Marfan et la maladie de Fabry. Ces accidents sont imprévisibles et rapidement constitués et il n'existe aucune approche thérapeutique pour diminuer les désordres neurologiques qui en découlent. Nos travaux visent à combler cette vacance en analysant le potentiel de deux types de voies thérapeutiques, la thérapie cellulaire et la thérapie protéique. L'axe "thérapie cellulaire" correspond à la transplantation de progéniteurs neuraux dérivés à partir i) de cellules souches embryonnaires humaines, ii) de cellules souches induites à la pluripotence (iPS). Cet axe est développé sous le double aspect de la recherche des conditions optimales d'application dans une visée clinique et de la compréhension des relations hôte-greffon qui sont à la base de la différenciation et de l'intégration des produits transplantés. L'axe "thérapie protéique" correspond à la validation des capacités anti-ischémiques d'une molécule brevetée basée sur l'association de domaines cytoprotecteurs ubiquistes et du vecteur de transduction cellulaire TAT-HIV1.
TAT-XT est actuellement à l’étude dans un modèle de cardiopathie ischémique chez le lapin. Une protéine « humanisée » est en cours de construction afin de poursuivre le développement de cette stratégie dans des conditions compatibles avec la clinique.